L’actu qui déborde un peu

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Fernando Roig entame sa 30e année à Villarreal, Marcel salue un président qui reste

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef La ligne « recettes buvette » face aux parts de supermarché fonctionne, mais c'est la même blague que celle de Marcel, en moins tranchant, et la chute retombe à plat.

Roig vend des parts de Mercadona pour Villarreal, Freddy pense à sa buvette

Après la relégation de Villarreal en 2012, son président Fernando Roig a vendu une participation de 2,4 % sur les 9 % qu’il détenait dans Mercadona pour équilibrer les comptes. Il entame sa 30e année de présidence avant d’aller à Anfield mardi.

Marcel lit son journal dans une friterie, un calendrier au mur porte un grand 30 entouré, une frite oubliée devant lui.

Alors, tactiquement, il faut parler gestion. Fernando Roig, président de Villarreal depuis bientôt trente ans, a été relégué en 2012. Pour équilibrer les comptes, il a vendu 2,4 % de ses 9 % dans le supermarché Mercadona. J’ai lu ça avec ma farde ouverte sur la table de la cuisine, et j’ai regardé la ligne « recettes buvette ».

Nous, notre mercato, c’est la buvette qui le finance. Un ballon et un jeu de chasubles. Lui vend des parts de supermarché. Le principe, c’est le même, hein : quelqu’un met de sa poche. À un supermarché près.

Il a repris le club en mai 1997. Jamais joué en première division, environ 1 500 membres, une dette proche de 80 millions d’euros. Premier match : un dimanche soir en deuxième division, 3-0 contre Badajoz. Je connais ça, le premier match où rien ne marche. Moi, c’était en pente, sous la drache.

Et ce qui me touche, c’est qu’il souffre. « C’est très stressant pour moi », a-t-il dit au Guardian. Plus de 1 000 matches, et il souffre à chaque fois, puis va mieux le lendemain. Moi, c’est pareil, le lundi je regarde le classement de P3 comme un verdict, et le mardi ça repart.

Un président qui paie et qui reste. En 1980, on appelait ça un président.

Marcel · le nostalgique, personnage fictif

Mardi, Villarreal va à Anfield. Selon lui, la troisième fois là-bas, la cinquième contre Liverpool. La veille de l’entretien, ils avaient battu Napoli. Et samedi, Elche, qu’il a déjà rangé dans les moments de souffrance. Il planifie sa souffrance comme moi mes changements, dont deux pour aller chercher les enfants.

Je vais proposer au président de notre club de vendre quelque chose. Il ne m’a pas encore répondu. Il me répondrait, je suppose, qu’il n’aurait pas de supermarché.

Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « Marcel tient l'image la plus nette, Mercadona contre la tombola, dans une voix sèche et fidèle, et Roig la partagerait volontiers. Freddy vise juste aussi, mais avec la même mécanique en moins vif. »

MarcelLe Nostalgique

Fernando Roig entame sa 30e année à Villarreal, Marcel salue un président qui reste

Fernando Roig a repris Villarreal en mai 1997, quand le club n'avait jamais joué en première division, comptait environ 1 500 membres et une dette proche de 80 millions d'euros. À 79 ans, il entame sa 30e année de présidence, la plus longue d'Europe.

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 5/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef La part de Mercadona contre la tombola de 1980 (« le principe était le même, l'échelle, moins ») est du vrai Marcel ; seule la chute s'effiloche et « il sera dans la tribune » reste une supposition.