Le PSG a gagné 1-3 à Strasbourg. Ousmane Dembélé a manqué le cadre sur penalty. Avant lui, Désiré Doué et Ferran Torres avaient vu leurs tirs repoussés. Trois de suite.
Luis Enrique a dit qu’il manque à son équipe « un joueur spécialiste ». J’ai relu la phrase deux fois, à la friterie, dimanche. Un spécialiste.
De mon temps, il y avait un tireur. Il n’était pas spécialiste. Il était celui qui tirait. On ne savait pas pourquoi lui. Personne ne demandait. Il posait le ballon, il prenait trois pas, et c’était fini avant qu’on ait fini de se lever.
Aujourd’hui on a des statistiques. Neuf ratés sur les dix-neuf dernières tentatives en compétition, hors tirs au but. Et cinq séances de tirs au but gagnées de suite, dont la finale de Ligue des champions contre Arsenal. On rate le penalty seul, on réussit le même à cinq. En 1980, ça ne serait jamais arrivé. Il n’y avait pas assez de chiffres pour que ça arrive.
L’entraîneur a aussi dit : « Avec Vitinha, Ousmane, il y a beaucoup de joueurs qui peuvent frapper les penaltys. » Beaucoup qui peuvent. Il en manque un qui fait. Je ne critique pas. Je compare.
Question bête, mais votre tireur de l’époque, on l’avait recruté comment ?
On ne l’avait pas recruté. Il habitait à côté.
Dembélé a donné un but, une passe décisive et une avant-dernière passe en entrant. Son entraîneur lui a dit que c’était suffisant. Je trouve aussi. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.



