Alors, tactiquement, le penalty. Le PSG a gagné 1-3 à Strasbourg samedi, et Ousmane Dembélé a manqué le cadre sur penalty. C’est le troisième raté d’affilée : Désiré Doué face au Mans, Ferran Torres contre Manchester City mercredi, tous deux repoussés. Cette saison, un réussi, trois manqués.
Luis Enrique a dit qu’« il nous manque un joueur spécialiste ». Ça, je connais. J’ai ouvert ma farde à la page « tireurs ». Il y a trois noms, deux barrés au bic, et un qui ne vient plus depuis qu’il travaille le dimanche.
Chez nous, le spécialiste, on le désigne le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Le reste du temps, c’est celui qui a pris le ballon le premier, et le délégué ne discute pas : il note.
Ce qui m’intéresse, c’est l’autre chiffre. Aux tirs au but, Paris a gagné ses cinq dernières séances, dont la finale de Ligue des champions contre Arsenal. L’entraîneur a dit : « chaque fois qu’on a joué en finale, nous avons eu des tireurs de qualité. » Je comprends. Sous pression, le collectif se resserre. Moi j’ai jamais eu de séance de tirs au but, mais j’ai eu un match où la nuit tombait sur le terrain 2 et où on a tiré le dernier penalty aux phares de la camionnette. Raté aussi. À un terrain plat près, hein.
Et puis il y a la gestion humaine. Dembélé est entré, il a donné un but, une passe décisive et une avant-dernière passe. Luis Enrique lui a dit : « si tu joues 25 minutes pour donner une passe décisive et mettre un but, tu n’as pas besoin de jouer plus. C’est suffisant ». Il a ajouté : « Il était énervé parce qu’il a raté le penalty ». Voilà une causerie. Je la recopie telle quelle pour dimanche, en changeant 25 par 10, parce que mes remplaçants entrent tard.
Un but, une passe, une avant-dernière passe en sortant du banc. Historique. Je pèse mes mots.
Il a cité Vitinha et Ousmane parmi ceux qui peuvent tirer. Moi aussi j’ai beaucoup de joueurs qui peuvent. Le problème, c’est le verbe.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.



