Question bête, mais comment on choisit l’air d’un chant pour un sélectionneur ?
Je reprends. L’Écosse a gagné 0-2 en Macédoine du Nord, samedi soir, en Ligue des nations. C’est la première victoire de Sébastien Pocognoli, qui a succédé à Steve Clarke. Et les supporters, à Skopje, ont chanté son nom sur la musique de Balamory. J’ai vérifié : c’est une émission de télévision pour enfants en Écosse. Il y avait aussi des « Pocognoli’s Tartan Army ». J’ai ouvert un onglet « Tartan » dans mon carnet, il est encore vide.
Donc un match de football international, des adultes en déplacement, et la bande-son, c’est un générique pour enfants. Au basket, on a des chants, mais personne ne prend la musique de mon ancien goûter. J’ai regardé.
Deuxième mystère. Il n’a rien entendu. C’est Andy Robertson, le capitaine, qui lui a dit après le match. Un stade chante ton nom et tu l’apprends par quelqu’un d’autre, comme une rumeur dans un kot. Pocognoli a dit : « Tant que les supporters sont heureux, je suis heureux. Mais je ferai un peu plus attention la prochaine fois. » J’ai souligné « la prochaine fois » : il compte donc qu’il y en ait une. C’est mignon.
De mon temps, on chantait pour l’équipe. Le sélectionneur, on le saluait de la tête.
Robertson, lui, fêtait sa centième apparition avec l’Écosse. Cent. Il avait peut-être autre chose à faire que de traduire les tribunes, mais il l’a fait. On m’explique que c’est le rôle d’un capitaine, d’accord, mais encore ? J’ai demandé à trois personnes à la rédaction ce que veut dire « What’s the story ». Trois réponses. Aucune ne parlait de football.
Prochaine étape : la Slovénie, mardi, à domicile, puis un match en novembre. Je prendrai le train de 7 h 32 avec un casque. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : L'Avenir.



