Sept journées. J’ai compté sur mon hebdomadaire, à la friterie, le lundi. Sept.
Crystal Palace a perdu 5-0 à Brighton dimanche. Après sept journées de Premier League, le club a encaissé 17 buts, le plus grand nombre du championnat, et il est 14e avec sept points. Selon The Times, repris par RMC Sport, Pierre Sage serait déjà en sursis. Les dirigeants souhaitent une amélioration rapide de la défense.
Rapide. Le mot est juste. Tout est rapide. Pierre Sage a remplacé Oliver Glasner cet été, après avoir gagné la Coupe de France avec Lens. Un été, sept dimanches, et le journal parle déjà de sursis. En 1980, un entraîneur avait le temps d’apprendre le prénom du soigneur avant qu’on écrive son nom au conditionnel.
Je ne critique pas. Je compare.
Il a parlé, après le match. Selon RMC Sport, il a dit : « Je suis vraiment désolé, car je sais combien cela compte pour eux ». Il parlait des supporters. C’est une phrase correcte. Une phrase d’autrefois, presque. Pas de « on va analyser ». Pas de « il y a du positif ». Des excuses. Je les ai lues deux fois. On n’en lit plus beaucoup.
Question bête, mais un sursis, ça dure combien de journées ?
Je lui ai répondu que de mon temps, cela durait une saison. Maintenant, cela dure jusqu’au match suivant. Et le match suivant arrive vite : Besiktas en Ligue Europa, puis Newcastle trois jours après, le dimanche. Trois jours. On jouait le dimanche à trois heures, et le dimanche suivant, à trois heures. Entre les deux, on attendait. Ça s’appelait une semaine.
Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




