Question bête, mais quel score est normal ?
La France a battu la Belgique 4-1 au Stade de France, en Ligue des nations. La Belgique menait 1-0 grâce à Dodi Lukebakio jusqu’à la 77e minute. Ensuite Désiré Doué, Rayan Cherki et deux fois Michael Olise. Quatre buts en 14 minutes. Après, Nathan Ngoy a dit à Sporza que des choses devaient changer, « parce que 4-1, ce n’est pas normal ».
J’ai ouvert mon carnet à l’onglet « normal ». Il était vide. J’ai donc demandé autour de moi, dans le train de 7 h 32. Un monsieur m’a dit que 1-0 était normal. Une dame a dit 2-1. Personne n’a dit 4-1, c’est vrai. Ngoy a raison sur ce point.
Il a aussi dit que trop reculer leur avait coûté cher. Et Timothy Castagne a déclaré à VTM que se placer si bas n’était pas le plan du sélectionneur, qui voulait que l’équipe continue de presser. J’ai relu deux fois. Donc le plan était de presser, et à la fin, tout le monde a reculé, sans que personne l’ait prévu. On m’explique que ça arrive souvent quand on mène, d’accord, mais encore ? Qui décide de reculer, si ce n’est pas le coach ? J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Au basket, quand une équipe recule, l’autre marque en vingt-quatre secondes et on le voit au tableau. Ici, il a fallu quatorze minutes pour que tout le monde voie la même chose.
Alors, tactiquement, reculer sans l’avoir décidé, ça s’appelle le dimanche à trois heures quand le délégué crie l’heure.
Ngoy a écarté la fatigue, après quatre matchs en peu de temps. Côté français, Zinédine Zidane a dit au Guardian : « C’est ça le football, c’est ce qu’on aime. Il y a eu des difficultés, mais ça fait partie du jeu. » Pour lui, donc, c’était normal. Ngoy, non. J’ai noté les deux dans l’onglet, face à face.
Il reste deux matchs à la Belgique, et Ngoy a dit qu’il faut les gagner. Ça, au moins, c’est une phrase dont tout le monde connaît le score normal. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.



