Alors, tactiquement, j’ai tout compris lundi soir. La Belgique menait 1-0 au Stade de France, but de Dodi Lukebakio servi par un grand ballon de Roméo Lavia. À la 77e, Désiré Doué égalise. Quatre minutes après, Rayan Cherki. Puis Michael Olise deux fois. Quatre buts en 14 minutes, 4-1.
Timothy Castagne a déclaré à VTM que se placer si bas n’était pas le plan du coach, qui voulait qu’on continue de presser. Nathan Ngoy a dit la même chose à Sporza : trop reculer leur a coûté cher.
Ce plan-là, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. J’ouvre ma farde, je dessine le bloc haut, trois flèches vers l’avant. Le dimanche à trois heures, on mène 1-0, et à la 70e mes deux défenseurs centraux sont collés à notre gardien comme au comptoir de la buvette. Je crie « on monte ». Ils hochent la tête. Ils ne montent pas. Mon gardien non plus n’avait pas prévu de les avoir sur les pieds.
Personne ne le décide. Ça vient tout seul, le recul, comme la pente du terrain 2, qui pousse le ballon vers notre but en deuxième mi-temps. Les gens ne se rendent pas compte : c’est le même phénomène, à un terrain plat près, hein.
Ngoy a écarté la fatigue après quatre matchs en peu de temps. Moi, j’aurais pris l’excuse. Mes joueurs, eux, la prennent avant l’échauffement.
Question bête, mais si personne ne voulait reculer, qui a reculé ?
Bonne question, Louise. Le délégué pense que c’est la défense. La défense pense que c’est le milieu. Ngoy, lui, a dit qu’il reste deux matchs et qu’il faut les gagner. J’ai noté ça dans la farde, juste sous les trois flèches.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.



