Le Real Madrid a gagné 2-1 à Barcelone. Mbappé à la 87e, sur une passe de Camavinga. Un Clásico qui se décide à trois minutes de la fin, là, c’est historique. Je pèse mes mots. Je l’ai écrit tout de suite dans le groupe « Les Diables du dimanche ». Un Clásico, ça se commente, même quand ce n’est pas notre match. Surtout quand ce n’est pas notre match, d’ailleurs.
Et puis Mourinho a parlé. Pas du but : de sa sieste. Il a dit que les supporters du Barça étaient venus devant l’hôtel et avaient chanté toute la journée, « donc je n’ai pas pu faire ma sieste ». Puis : « Je n’ai pas fait de sieste, mais j’ai battu leur équipe. Je leur fais un gros câlin. »
Une sieste ratée et un câlin, dans la même foulée, après le match. Mon thermomètre ne sait plus où se mettre. La sieste ratée, pour un entraîneur, avant un Clásico, c’est une honte. Je pèse mes mots, mais c’est le rituel qui saute, hein, pas le match. Le câlin derrière, par contre, c’est historique. On ne m’a jamais fait de câlin après une défaite, ni après une victoire d’ailleurs.
Moi, la sieste, je la fais le dimanche après le dîner de famille, quand le match n’est pas à 13 h 30. Ce qui veut dire que je ne la fais pas souvent. Et je n’ai jamais battu personne après. Peut-être que c’est ça, le secret : rater sa sieste.
Pas de sieste, et il gagne à l’extérieur. Je le dis depuis des années à mes joueurs, ils ne m’écoutent pas, ils dorment.
Mourinho a aussi salué Cucurella, chargé de contenir Lamine Yamal, qui ne s’est pas laissé piéger pour un carton jaune. Un défenseur qui garde son calme dans un Clásico, je le mets dans le groupe, ça calmera mon beau-frère.
Bon. Un câlin, une sieste ratée, un but à la 87e. Historique, quoi. Enfin, pas mal. Maintenant, on prend sieste après sieste.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




