Alors, tactiquement, il faut regarder les chiffres. La Belgique a battu la Turquie 3-0 à Sclessin. Après le match, Vincenzo Montella a dit en conférence de presse : « C’était un match dans l’ensemble équilibré, même d’un point de vue statistique. » Et il a sorti le détail. Quarante ballons touchés par les Turcs dans la surface belge, zéro but. Vingt-six pour les Belges dans la surface turque, trois buts.
J’ai lu ça dimanche matin, avec ma jatte de café à la buvette, et j’ai ouvert ma farde. Parce que ce chiffre-là, je le connais. Moi aussi, j’ai des dimanches à quarante ballons dans la surface. Le problème, chez nous, c’est que la surface est en haut de la pente, et que le ballon redescend tout seul. Je ne compte pas ça comme une occasion, je compte ça comme du cardio.
Montella a aussi dit : « Parfois l’adversaire est supérieur, peut-être pas dans les détails, mais dans les décisions finales. » Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. On travaille la décision finale. Mon avant-centre décide, en général, de frapper. Où, c’est une autre séance.
Il a aussi dit que 3-0 était un résultat « moche », mais qu’il n’avait rien à reprocher à ses joueurs. Je comprends très bien. Le lundi, je regarde le classement comme un verdict, et dans le vestiaire je dis la même chose, mot pour mot. Le délégué note. Il a une colonne pour ça dans sa farde.
Il a rappelé que, sous sa direction, la Turquie a retrouvé la Coupe du monde après 24 ans et a été promue en Ligue A de la Ligue des Nations. Il dit ne pas être inquiet, et rester motivé et concentré pour les prochains matchs.
Quarante ballons dans notre surface et zéro but. Pour notre défense, c’est historique. Je pèse mes mots.
Moi, ce que je retiens, c’est le ratio. Vingt-six touches, trois buts. J’ai fait le calcul pour mon équipe sur la saison : il me faut un terrain plat et deux joueurs. À un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.




