Facundo Medina a joué 26 matchs pour l’OM. Canal+ lui a demandé combien. Il a d’abord posé la question à lui-même : « Combien de matchs ai-je joués ? 26 ? » Puis il a donné son avis sur ces matchs, en un mot que mon hebdomadaire n’imprimerait pas. Et il a conclu : « Je n’ai rien fait. »
J’ai lu ça à la friterie, lundi. Je l’ai relu. D’habitude, la chose moderne m’agace. L’interview d’après-match, la phrase sur le groupe, le positif qu’on trouve partout. Là, un joueur dit qu’il n’a rien fait. En 1980, on ne disait rien du tout, ce qui revient à peu près au même. Je ne critique pas. Je compare.
Les sommes, elles, sont de l’époque. Arrivé de Lens à l’été 2025 pour 18 millions, après cinq années là-bas. Vendu 25 millions à Leverkusen. La deuxième vente de l’été de l’OM, derrière Mason Greenwood, 39 millions à Fenerbahçe. Un joueur qui n’a rien fait, selon lui, et qui vaut sept millions de plus. Je ne fais pas le calcul. Il me fatigue.
En Allemagne, il s’est vite imposé comme titulaire chez Carles Martínez Novell. Leverkusen est quatrième de Bundesliga et deuxième de Ligue Europa. L’OM a zéro point après trois journées. Jeudi, 21h, il voudra son premier.
Un jeudi. À 21h. Le football se jouait le dimanche à trois heures. Enfin.
Sur les retrouvailles, Medina a dit : « Ça va être spécial, je suis content. Je vais revoir mes coéquipiers et mes amis. Franchement, je suis excité ». Là, je reconnais la phrase. Elle a été dite mille fois.
Moi, un défenseur qui avoue, je le titularise dimanche.
Un aveu, puis un cliché. Il a fait les deux époques dans la même interview. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




