Alors, tactiquement, Facundo Medina a joué 26 matchs à l’OM en 2025-2026 et il a dit à Canal+ : « Je n’ai rien fait. » Avec, au milieu, un mot que je ne laisse pas passer dans mon vestiaire, même après une défaite à domicile.
J’ai ouvert ma farde. Vingt-six matchs, chez moi, c’est une saison entière plus le tour final qu’on n’a pas fait. Et un défenseur qui vient me voir le lundi pour me dire qu’il n’a rien fait, je ne l’ai jamais eu. Ils me disent qu’il drachait, que le terrain penche, que le délégué avait oublié les cartes. Lui, il assume. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Les montants, je préfère les lire vite. Arrivé de Lens à l’été 2025 pour 18 millions après cinq ans là-bas, parti cet été à Leverkusen, et l’OM a perçu 25 millions. Deuxième vente de l’été derrière Mason Greenwood, 39 millions à Fenerbahçe. Notre buvette a financé cette année un ballon et un jeu de chasubles. Je refuse d’en faire la règle de trois.
À Leverkusen, il s’est vite imposé comme titulaire chez Carles Martínez Novell. Quatrièmes en Bundesliga, deuxièmes en Ligue Europa. Un défenseur qui change de terrain et qui joue tout de suite, moi je dis qu’il a trouvé une pelouse plate. À un terrain plat près, hein.
Jeudi à 21h, il retrouve l’OM, qui a zéro point après trois journées et veut le premier en Allemagne. Il a dit à Canal+ que ce sera « spécial », qu’il est content de revoir ses coéquipiers et ses amis, qu’il est excité. Chez nous, revoir ses anciens équipiers, c’est au cornet de frites, après.
Question bête, mais tu as compté combien de matchs où tu n’as rien fait, toi ?
Je lui ai répondu que le niveau en P3 a énormément monté. Elle a noté. J’ai rangé la farde.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




