Alors, tactiquement, il faut regarder la séquence dans l’ordre. Ilyes Djadel installe le moment, Kylian Mbappé monte sur scène, il y a des confettis et des danseurs, et la salle du Dôme de Paris est comble. Le Ballon d’or est faux, la mise en place est parfaite. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
L’humoriste a lancé : « On sait que tu as gagné beaucoup de choses dans ta vie, Kylian. Mais il te manque un petit truc. Je sais qu’il te manque un petit truc. Mesdames et messieurs, bienvenue à la cérémonie du Ballon d’or ». Puis : « Fais-moi confiance, fais-moi confiance. Tu l’auras, c’est maintenant ! Tu vas kiffer, fais-moi confiance ».
Moi, ce que je vois, c’est une répétition générale. Le vrai Ballon d’or 2026 se remet le lundi 26 octobre, exceptionnellement à Londres. Six jours avant, on a déjà fait le placement des danseurs. Chez nous, la remise du trophée du meilleur joueur de la saison se fait à la buvette, entre la jatte de café et le pistolet, et le trophée est une coupe en plastique que le délégué ressort de sa farde depuis des années. Personne n’a jamais répété.
Un détail de staff technique : l’émission est coproduite par Zebra Valley, la société fondée par Kylian Mbappé lui-même. Donc le joueur produit le spectacle où on lui remet le trophée. Ça, c’est de l’autonomie. Mon capitaine n’a jamais organisé sa propre remise de coupe, il ramène juste les chasubles lavées.
Sur le plan sportif, le dossier existe. 27 ans, meilleur buteur en Liga et en Ligue des champions la saison passée, aucun trophée avec le Real Madrid, et meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde. Sa campagne a aussi suscité des critiques évoquant une « obsession ».
Question bête, mais s’il gagne le vrai lundi, il en aura deux ?
Deux, oui. Et un de plus que mon capitaine, qui attend toujours la coupe en plastique depuis que le délégué l’a perdue.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.



