Un consultant a parlé de marquage individuel. Je l’ai lu deux fois, à la friterie, pour être sûr.
Frank Boeckx a expliqué dans HLN comment Anderlecht peut battre Club Bruges dimanche. Il a dit : « C’est pourquoi j’opterais pour le marquage individuel au milieu de terrain. » Et, plus précis : « Kana doit suivre Vanaken partout, au besoin jusqu’aux toilettes. »
De mon temps, on ne précisait pas. Le défenseur recevait un numéro le dimanche matin. Il le suivait. Ce qui se passait ensuite ne regardait que lui.
Les raisons, elles, ont changé. Boeckx s’appuie sur des chiffres. Club Bruges crée le plus d’occasions du championnat, mais presque rien en transition, tout dans sa propre construction. Donc on coupe le ballon avant qu’il arrive à Tresoldi et à Forbs. En 1980, on appelait ça empêcher l’autre de jouer. Il n’y avait pas de pourcentage. Il y avait un homme, et son ombre.
Je note les taux de passes du milieu choisi : 90,6 % pour Kana, 88,7 % pour Koutsoupias, 88,8 % pour Stroeykens, qui n’a joué que 197 minutes en championnat. Je ne critique pas. Je compare. Notre milieu ne savait pas son pourcentage. Il savait où était le numéro dix.
Freddy, lui, était plus pratique.
Jusqu’aux toilettes, d’accord, mais qui garde la zone pendant ce temps-là ?
Je ne lui ai pas répondu. Le reste de la compo de Boeckx garde la défense de Vitor Bruno : Maamar, Biancone, Pétrot, Augustinsson. Une défense qu’on ne touche pas. Voilà au moins une idée qui n’a pas vieilli.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




