Question bête, mais jusqu’où a-t-on le droit de suivre quelqu’un, au football ?
Je pose la question parce que Frank Boeckx, consultant tactique, a expliqué à HLN comment Anderlecht peut battre Club Bruges dimanche. Il a dit : « Kana doit suivre Vanaken partout, au besoin jusqu’aux toilettes. » Et aussi : « C’est pourquoi j’opterais pour le marquage individuel au milieu de terrain. »
J’ai ouvert mon carnet à l’onglet « mots du foot ». Marquage individuel : un joueur s’occupe d’un adversaire précis. D’accord. Mais le match dure nonante minutes, plus le temps additionnel dont personne ne connaît la durée, plus la mi-temps. Les toilettes, c’est à la mi-temps ? Pendant le match, on peut sortir ? J’ai vérifié, et en fait personne ne sait. Au basket, on a des temps morts, et chacun reste sur son banc, j’ai regardé.
La raison, elle, est très logique. Club Bruges est l’équipe qui crée le plus d’occasions du championnat, mais presque aucune en contre-attaque : l’essentiel naît de sa propre construction. Donc si on empêche le ballon d’arriver devant, Nicolo Tresoldi et Carlos Forbs, en grande forme cette semaine en Ligue des champions, en reçoivent moins. Ça, je l’ai compris du premier coup. J’étais fière.
Marco Kana a le meilleur taux de passes du milieu d’Anderlecht, 90,6 %. Il devra donc passer le ballon et suivre quelqu’un en même temps. J’ai demandé à Freddy si c’était possible.
C’est possible. Moi, mon 6 le fait le dimanche, sauf qu’il suit surtout le délégué jusqu’à la buvette.
Je note aussi qu’Anderlecht a battu Westerlo et le RB Salzburg cette semaine, et qu’aucune équipe ne concède moins d’expected goals par match. Ça, c’est un autre onglet. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




