Jorge Maciel est l’entraîneur intérimaire de l’Olympique Lyonnais. Dimanche, à 17h15, l’OL va à Brest. Pas à trois heures. Je le note.
En conférence de presse, on lui a demandé son avenir. Il a dit, d’après RMC Sport : « Ma profession est un choix de vie, une chance, mais on sait que les valises sont toujours prêtes. »
Je l’ai lu le lundi, à la friterie, dans mon hebdomadaire. Puis j’ai relu.
Intérimaire. En 1980, ce mot n’existait pas dans un vestiaire. Un entraîneur arrivait. Il restait. Parfois il partait, mais il ne l’annonçait pas avant d’avoir défait ses bagages. Je ne critique pas. Je compare.
Ce qui me frappe, c’est l’honnêteté. Elle est juste. Et c’est ce qui m’attriste. Un homme qui aime son métier, qui l’appelle une chance, et qui sait que les valises sont toujours prêtes. Il a raison. C’est le métier qui a changé.
Ma valise est au grenier depuis Mexique 86. Elle a servi une fois. Elle n’a pas compris l’époque non plus.
Question bête, mais elle est comment, votre valise ?
Marron. En cuir. Avec deux sangles. Une valise d’entraîneur, en somme, d’avant les entraîneurs à valise.
Notez que je ne suis pas contre le changement d’entraîneur. Je suis contre ce rythme-là. Dimanche, Lyon joue à Brest pour la dixième journée. À 17h15.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




