Bruges a battu Zulte Waregem. Quatre à deux. Je l’ai lu lundi, à la friterie, dans mon hebdomadaire. Le score n’avait pas changé.
Brandon Mechele, défenseur de Bruges, s’est dit satisfait du jeu. Mais agacé par les deux buts. Il a déclaré, selon VoetbalPrimeur : « Comme défenseur, je suis attentif aux clean sheets, parce que c’est pour ça qu’on est là. »
Clean sheet. Il a fallu que je demande. On m’a expliqué que c’est un match sans but encaissé. De mon temps, on disait que le gardien avait fait son match. On n’avait pas de mot anglais pour ça. On avait le gardien.
Notez que je ne suis pas contre les mots nouveaux. Je suis contre ceux-là.
Il faut dire une chose. Le reste, je l’approuve. Un défenseur qui gagne de deux buts et qui parle de regret, c’est un défenseur. Il a dit : « Que nous encaissions ces deux buts, c’est quand même le regret d’aujourd’hui. » En 1980, un arrière parlait comme ça. Il ne disait rien, d’ailleurs. Mais il le pensait.
Il a aussi dit à DAZN que Bruges avait eu le contrôle total en première période. Que Zulte Waregem guettait la contre-attaque et les erreurs, sans en tirer grand-chose. Et que la seconde période était plus contrôlée, avec des occasions, sans but.
Trois matchs sans clean sheet, c’est une honte. Je pèse mes mots. Enfin, quatre buts, c’est historique.
Je ne critique pas. Je compare. Trois matchs de suite sans cage inviolée, et lui seul semble s’en souvenir. Il termine sa phrase par « heureusement on marque facilement et on prend les trois points ». Les trois points. Pour un seul match. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




