Al-Nassr a sondé Marc Brys. Il a refusé. Il aurait dû prendre aussi la sélection nationale d’Arabie saoudite. « Oui, mais alors je devais aussi prendre la sélection nationale d’Arabie saoudite en plus », a-t-il dit à Voetbalkrant.
J’ai lu ça à la friterie, le lundi. J’ai replié mon hebdomadaire. J’ai attendu que les frites refroidissent.
Un club et un pays. En même temps. En 1980, un homme avait un banc. Un seul. Il s’y asseyait, il croisait les bras, et le dimanche à trois heures on savait où le trouver. Aujourd’hui on propose deux bancs à la même personne. Je ne critique pas. Je compare.
Il a eu des dizaines d’offres, dit-il. La moitié environ venaient de fédérations nationales. La Libye, l’Algérie, la Tunisie, la Bulgarie, notamment. De mon temps, un entraîneur recevait une lettre. Il la lisait deux fois. Il répondait la semaine suivante. Des dizaines, c’est une file.
Il a entraîné OH Leuven, le Beerschot. Il a été actif au STVV, à Mouscron. Je l’écris en entier. On n’abrège pas un parcours.
Il estime à environ un pour cent ses chances de revenir un jour en Belgique. Un pour cent. C’est précis. Les gens ne donnaient pas de pourcentages, avant. Ils disaient « on verra ». C’était moins exact et plus honnête.
Deux équipes en même temps, je fais ça tous les dimanches. Mais ma deuxième, c’est les vétérans.
Il veut entraîner une équipe du top 3 mondial. Il ajoute qu’il est modeste et qu’il ne pense pas être le meilleur entraîneur du monde. Je note la modestie. Elle se fait rare. Le refus aussi. Un homme, un poste. C’est tout ce que je demandais.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




