Un entraîneur belge sondé par le club de Cristiano Ronaldo. Là, c’est historique. Je pèse mes mots. Marc Brys, ancien coach d’OH Leuven et du Beerschot, passé aussi par le STVV et Mouscron, a été approché par Al-Nassr. Et il a dit non.
Non. Au club de Ronaldo. J’ai posé mon GSM sur la table du café, à côté du kicker, et j’ai relu deux fois. La raison, il l’a donnée à Voetbalkrant : « Oui, mais alors je devais aussi prendre la sélection nationale d’Arabie saoudite en plus. » Deux postes. Il en a refusé deux d’un coup. Ça, c’est un Belge. On ne s’enflamme pas, on regarde la charge de travail.
J’ai mis ça dans le groupe « Les Diables du dimanche ». Mon beau-frère a répondu « il a raison ». C’est la première fois qu’on est d’accord depuis le tirage de l’an passé. Historique, deux fois dans la même journée.
Puis j’ai lu la suite. Il a reçu des dizaines d’offres, dont environ la moitié de fédérations nationales, notamment la Libye, l’Algérie, la Tunisie et la Bulgarie. Et ses chances de revenir un jour en Belgique, il les estime à environ un pour cent. Un pour cent. Là, j’ai senti le thermomètre redescendre. Je ne dis pas que c’est une honte. Je dis qu’un pour cent, c’est la note que je mets au calendrier qui nous fait jouer à 13 h 30 le dimanche.
Un pour cent. En 1980, on revenait toujours. Il n’y avait pas d’autre endroit où aller.
Il veut entraîner une équipe du top 3 mondial, et il dit qu’il est modeste. Moi aussi, je suis modeste, et je veux la place 14 en tribune 2 jusqu’à la fin de mes jours. Chacun son défi. Historique, quoi. Enfin, pas mal.
Maintenant, on prend offre après offre, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




