L’Olympique de Marseille a battu Toulouse 2-0. J’ai noté le score dans mon carnet, onglet « victoires », et puis j’ai écouté la conférence de presse de Bruno Genesio sur RMC Sport. Il a dit : « On s’est un peu recroquevillé ».
Question bête, mais on se recroqueville quand on gagne ? J’ai rouvert le carnet. Il a avoué que l’équipe s’était davantage recroquevillée dans sa surface en deuxième période. Et il a expliqué pourquoi : des « traumatismes » liés à la remontée des Angevins une semaine plus tôt.
J’ai cherché. Une semaine plus tôt, Angers était passé proche de revenir au score face à l’OM malgré un retard de quatre buts. Donc une équipe qui mène de quatre buts, puis qui voit l’adversaire revenir tout près, en garde un souvenir assez fort pour reculer la semaine suivante, contre un autre adversaire, en menant encore. J’ai créé un onglet. Il s’appelle « la semaine d’avant ».
Au basket, ça n’existe pas, j’ai regardé. Enfin si, on recule, mais on recule de trois mètres et il reste vingt-quatre secondes pour tirer. Ici, une deuxième mi-temps entière, c’est quarante-cinq minutes plus un temps additionnel dont personne ne connaît la durée. Quarante-cinq minutes dans une surface. On m’explique que c’est comme ça depuis toujours, d’accord, mais encore ?
Ma chérie, à 2-0, tu recules. C’est la loi. On appelle ça gérer. Je pèse mes mots.
J’ai demandé à Nadine si gérer et recroquevillé, c’était pareil. Elle a dit oui. Bruno Genesio, lui, a choisi « recroquevillé ». Et il a ajouté « un peu ». J’ai souligné le « un peu » deux fois, au bic rouge, dans le train de 7 h 32.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre. Mais l’OM a gagné 2-0.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.



