Des noms flous sur les maillots tout un week-end, en Ligue 1 et en Ligue 2. Là, c’est historique. Je pèse mes mots. La LFP le fait pour la Journée mondiale de la vue, avec Essilor, pour que les fans fassent tester leurs yeux. Et il y aura un test en ligne pour chacun.
Je trouve ça très bien, la prévention. Mais moi, le lundi, je commente la compo probable dans le groupe WhatsApp, « Les Diables du dimanche », douze membres. Je regarde les photos, je zoome sur les dos, je reconnais les gens. Si la France floute, mon beau-frère va encore me dire que j’ai annoncé titulaire un gars qui était au banc. C’est une honte. Enfin, c’est pour la bonne cause.
Olivier Bramly a dit : « Le football a une capacité unique à rassembler et à faire passer des messages au plus grand nombre. » Dans mon groupe, il rassemble surtout douze personnes qui ne sont pas d’accord, mais je prends.
Le flou ira aussi sur les écrans géants et les LED, selon la LFP. J’ai calculé : je suis en tribune 2, place 14, la seule avec la vue et l’ombre. La vue, justement. J’ai fait le test en ligne hier soir, au kicker du café, sur le GSM, avec le cornet de frites dans l’autre main. Résultat correct. Le cornet, moins.
Nadine, le nom flou, c’est rien. Viens voir un de mes matchs, c’est le joueur qui est flou.
Le grand rendez-vous sera OL-Nice, avec des animations sur le parvis et des créateurs de contenu partout. Un match de Ligue 1 où le message compte plus que le score. Historique, quoi. Enfin, pas mal. J’ai déjà prévenu le groupe : ce lundi, pas de compo probable française. Mon beau-frère a demandé si j’étais malade.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




