Bruges a gagné 3-4 à l’Inter. Dans le train de 7 h 32, j’ai lu la conférence de presse d’Ivan Leko sur Sporza, et j’ai ouvert un nouvel onglet dans mon carnet.
Leko a dit : « C’était un beau match, mais ça ne veut pas dire que tu es Barcelone. »
Question bête, mais pourquoi Barcelone ? Personne n’avait dit que Bruges était Barcelone. Il a répondu à une question que je n’ai pas trouvée. J’ai donc compris que dans le football, Barcelone est une unité de mesure. On gagne, on se rapproche du Barça. On ne gagne pas, on s’en éloigne. Combien de victoires à l’extérieur faut-il pour un Barça entier ? J’ai demandé autour de moi. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Le plus étonnant, c’est qu’il a dit les deux en même temps. D’abord : « Comment je me sens ? Je suis reconnaissant pour l’un des plus beaux moments de ma carrière. » Très heureux, fier. Puis le match était « 50/50 », Bruges a eu un peu de chance, et l’équipe n’est pas encore au niveau des play-offs de la saison précédente. Il savoure et il freine dans le même souffle.
On m’explique que c’est très belge. D’accord, mais encore ?
C’est le vestiaire, Louise. Tu gagnes le dimanche, tu calmes tout le monde le mardi. Sinon le dimanche suivant ils viennent en retard.
Joaquin Seys, lui, a dit que c’était un résultat dont ils pouvaient rêver et que tout est possible. Donc les joueurs rêvent, et l’entraîneur range les rêves. Je trouve ça très organisé.
Leko se définit aussi comme un « romantique du football ». Un romantique qui refuse de s’appeler Barcelone. J’ai noté les deux sur la même ligne.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



