Bruges a gagné 3-4 à l’Inter. À l’extérieur. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
J’ai crié tellement fort au café que le kicker a tremblé. J’ai écrit dans « Les Diables du dimanche » que la Belgique remontait au classement UEFA, que Bruges allait tout gagner, que c’était le début d’une génération. Mon beau-frère, qui supporte l’autre club, a envoyé un pouce. Un pouce. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Et puis j’ai lu Ivan Leko sur Sporza. Il commence bien : « Comment je me sens ? Je suis reconnaissant pour l’un des plus beaux moments de ma carrière. » Très heureux, fier, reconnaissant. Parfait, on est d’accord.
Ensuite il gâche tout. Match équilibré, « 50/50 ». Un peu de chance. L’Inter était prêt pour le pressing de Bruges. Bruges n’est pas encore au niveau des play-offs de la saison passée, après le départ de quelques joueurs. Et pour finir : « C’était un beau match, mais ça ne veut pas dire que tu es Barcelone. »
Moi, j’avais déjà écrit Barcelone dans le groupe. Avec trois drapeaux.
Joaquin Seys, lui, m’a remis d’aplomb : « C’est un résultat dont nous pouvions rêver. Nous avons travaillé dur pour ça et alors tout est possible. » Tout est possible. Ça, c’est une phrase de supportrice.
Question bête, mais si on n’est pas le Barça, on est qui ? J’ai noté la question dans l’onglet « unités de mesure ».
Bon. Leko dit aussi qu’il est convaincu que Nico Tresoldi rejoindra un grand club européen. Historique, donc, pour le petit. Pour nous, il y a du positif. Historique, quoi. Enfin, pas mal.
Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



