Douze ans avec le même traiteur. Un traiteur régional, Gastrobüro. Le RB Leipzig l’a remplacé par un groupe international, Levy, pour six ans. Je ne critique pas. Je compare.
On promettait des files plus courtes. Des paiements plus efficaces. De la qualité, de la variété. Ce sont les mots qu’on met sur une affiche. Selon la plus grande communauté de fans en ligne du club, des centaines de réactions sont arrivées après les premiers matchs. Le goût. Les portions. Les prix. L’attente.
Selon les supporters, la Bratwurst est plus petite. Levy avait annoncé une forme volontairement différente, plus courte et plus épaisse, pour un poids identique selon lui. Une saucisse dessinée. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
La Currywurst avec frites serait passée de 5,70 à 7,20 euros, selon la communauté locale. Et l’an dernier, toujours selon les supporters, il y avait aussi pizza, döner, du végétarien, du végan. On a donc remplacé la variété par la promesse de variété.
Je lis ça à la friterie, le lundi, avec mon hebdomadaire. Le patron n’a pas changé de fournisseur depuis que je viens. Il n’a pas non plus changé la forme de ses fricadelles. Personne ne lui a demandé.
À un comptoir près, hein, c’est exactement le problème de notre buvette.
Le club reconnaît que certains produits et processus ne répondent pas à ses attentes. Il dit prendre au sérieux les retours. Samedi soir, contre l’Eintracht Francfort, la Bratwurst, les petits pains, les bretzels, la Currywurst et les portions seront ajustés. L’équipe de Martin Demichelis, elle, veut garder sa série parfaite à domicile. Elle, on ne l’a pas changée.
J’ai demandé au patron la longueur de sa saucisse. Il m’a répondu : la même qu’en 1980.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.



