L’entraîneur de Charleroi a eu 40 ans. Mario Kohnen. Le groupe a mangé un tiramisu mercredi, tous ensemble. Un soir de la semaine, ils sont allés au restaurant.
J’ai lu ça à la friterie, dans mon hebdomadaire. Un tiramisu. En 1980, on ne fêtait pas l’entraîneur. On le saluait en arrivant, et c’était déjà beaucoup. Je ne critique pas. Je compare.
Ce qui m’a plu, c’est la suite. Il a dit à la DH : « C’était un beau moment de partage mais maintenant, l’anniversaire est passé. Il ne faut pas trop parler de ça. On doit se concentrer sur dimanche. »
Voilà un homme qui ferme une fête comme on ferme une porte. Je respecte. Mes anniversaires durent moins longtemps que la VAR, et personne ne s’en plaint.
Dimanche, Charleroi va à Sclessin. À huis clos. Un match au Standard sans personne dans les tribunes. J’ai connu Sclessin plein et sous la drache. Je n’ai pas connu Sclessin vide. Lui non plus, apparemment : il a dit ne pas se rappeler avoir connu de matchs sans public depuis qu’il est dans le football professionnel. Amine Boukamir a avoué ne pas en avoir l’expérience. Nous sommes donc plusieurs.
Cinq mois plus tôt, Kohnen avait terminé son intérim par une victoire à Liège, face au Standard, et l’avait privé d’un barrage européen. Charleroi a pris 18 points sur 21 depuis le début de la saison. Je n’en tire rien. Je constate.
Chez moi, le tiramisu, c’est la buvette qui le paie. Donc c’est le mercato.
Il paraît que ses joueurs lui font un cadeau chaque jour quand ils s’entraînent bien. De mon temps, on appelait ça faire son travail. Le tiramisu était en plus. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




