Dix-huit points sur vingt-et-un. Là, c’est historique. Je pèse mes mots. Charleroi commence la saison comme ça, et dimanche il va au Standard, à Sclessin. Sans public : le match se joue à huis clos. Un choc wallon dans un stade vide, je ne sais pas si c’est une honte ou un signe. Les deux, sans doute, mais je pèse mes mots.
J’ai tout relu dans la DH, place 14, tribune 2, même un jour sans match, parce que c’est là que je réfléchis. Il y a cinq mois, Mario Kohnen avait terminé son intérim par une victoire à Liège, face au Standard, et l’avait empêché de disputer un barrage européen. Cinq mois plus tard, le Standard est derrière Charleroi. Si Charleroi gagne dimanche, l’écart serait de 10 points.
Dix points. En octobre. Historique, quoi. Enfin, pas mal.
Et ensuite il y a l’Antwerp, puis Mons en Coupe de Belgique. Trois déplacements. Le calendrier est fait contre quelqu’un, je ne sais pas encore contre qui. Mario Kohnen, lui, a prévenu : « Nous allons affronter le Standard et l’Antwerp, des équipes qui visent le haut du tableau. Ce sera difficile. » Ça, c’est une phrase de quelqu’un dont le groupe vit bien, ça se voit.
Dans le groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche », mon beau-frère a déjà envoyé trois messages sur le huis clos. Je n’ai pas répondu. Je réponds après le match, c’est une règle.
Un match sans public, on appelait ça un entraînement. Je ne critique pas. Je compare.
Moi, dimanche, je regarderai à la maison. Avec un cornet de frites pour le moral, posé sur l’accoudoir, comme si j’avais l’ombre. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




