Un premier but, c’est historique. Je pèse mes mots. Mika Godts a marqué son premier but avec Paris contre l’OL, 2-0, et je l’ai vu passer dans le groupe WhatsApp avant même d’avoir fini mon cornet. Douze membres, onze réactions. Mon beau-frère a répondu par un pouce, ce qui chez lui est un discours.
RMC Sport écrit que les Gones ont craqué en fin de match et que le PSG est le nouveau leader. Leader, en octobre. Là, je n’ai rien à dire, ce n’est pas mon club, je reste calme. Enfin, presque.
Après le match, Godts a dit : « On a gagné pour Kvara. » Luis Enrique a dédié la victoire à « Kvara » lui aussi. Ça, je le note simplement.
Et puis il y a Paulo Fonseca. Il a déclaré, en souriant : « Je vais peut-être faire jouer un défenseur central au poste d’attaquant. » Ça, c’est le genre de phrase que je lis trois fois au kicker du café. Un défenseur devant. On a manqué de réussite, mais il y a du positif, voilà ce que j’entends. C’est de l’interview pure, de la conférence de presse premier choix. Historique, quoi. Enfin, pas mal.
Niakhaté, lui, a avoué : « C’est rageant, les regrets sont là. » Je connais la phrase par cœur, je l’ai déjà écrite moi-même dans le groupe un dimanche soir. Elle va avec tout. Défaite, nul, tirage au sort.
Un premier but se fête une fois. Le reste du temps, on l’appelle un but.
Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si, un peu, de tous ceux qui marquent leur premier. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




