Alors, tactiquement, PSG-OL s’est terminé 2-0. RMC Sport écrit que les Gones ont craqué en fin de match et que Paris est le nouveau leader. Mika Godts a marqué son premier but avec Paris. Jusque-là, rien qui m’oblige à ouvrir ma farde.
Et puis Paulo Fonseca a dit, en souriant : « Je vais peut-être faire jouer un défenseur central au poste d’attaquant. » Là, j’ai posé ma jatte de café. Parce que ça, je le mets en place depuis des années. Enfin, quand ils sont onze.
Chez moi, le défenseur central en pointe, c’est une institution. Le dimanche à trois heures, quand mon numéro neuf doit aller chercher les enfants, je prends le plus grand de la défense et je lui dis : tu montes, tu restes devant, tu fais le mur sur les longs ballons. Sur le terrain 2, dans la pente, ça marche une mi-temps sur deux. La mi-temps où on attaque vers le bas.
Les gens rigolent. Mais réfléchissez au bloc. Un défenseur central devant, c’est quelqu’un qui sait exactement ce que le défenseur d’en face déteste, puisqu’il le déteste aussi. C’est de l’espionnage, en fait. Le niveau en P3 a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte.
Le seul souci, c’est derrière. Si ton central est devant, il faut quelqu’un au centre de la défense. Moi, j’y mets le délégué quand il a fini de remplir la feuille. En Ligue 1, je ne sais pas qui remplit la feuille.
Fonseca a dit « peut-être ». En coach, je respecte ce mot. C’est celui que je dis au joueur qui me demande s’il commence dimanche. Ça laisse toutes les intentions ouvertes jusqu’au vestiaire.
En 1980, l’arrière central qui montait, on appelait ça un corner.
Côté parisien, Luis Enrique a dédié la victoire à « Kvara ». Et dans le camp battu, Niakhaté a avoué : « C’est rageant, les regrets sont là. » Je connais la phrase. Je la dis chaque lundi devant le classement.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




