L’actu qui déborde un peu

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Jacob Friis rate sa blague en conférence, Freddy teste la sienne à la causerie

  • Drôlerie 2/5
  • Fidélité 3/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le car où l'on compte les têtes à la portière est juste mais trop sage, et le « lundi » corrigé en « non » brouille plus qu'il ne fait rire.

Jacob Friis plaisante sur les jets privés, Marcel regrette le temps des cars

À la veille de Finlande-Albanie en Ligue des nations, le sélectionneur Jacob Friis a ironisé sur le drama Cristiano Ronaldo en assurant qu’aucun de ses joueurs n’était parti en jet privé. La salle de presse n’a pas ri.

Freddy, farde ouverte et essuie sur l'épaule, plaisante devant des joueurs silencieux dans un vestiaire préfabriqué.

Un sélectionneur a fait une blague. Je l’ai lue lundi, à la friterie, dans mon hebdomadaire. Non. Je l’ai lue sur RMC Sport. L’hebdomadaire n’en parle pas encore. Il a raison d’attendre.

Jacob Friis est danois. Il dirige la Finlande. Vendredi 2 octobre, avant le match contre l’Albanie, samedi à 15h à Helsinki, il a parlé de son groupe en pensant au drama Cristiano Ronaldo chez les Portugais. Il a dit : « Hier (jeudi), aucun des joueurs n’est parti en jet privé, donc ils sont tous disponibles. J’ai donc l’embarras du choix ».

Personne n’a ri.

En 1980, un joueur qui partait, il prenait le car. Avec les autres. Le car ne partait pas sans tout le monde. On n’avait pas besoin de blague pour savoir qui était disponible : on comptait les têtes à la portière. Je ne critique pas. Je compare.

Le sélectionneur n’a pas laissé le silence tranquille. À la fin, il est revenu : « Vous n’avez pas compris la blague au début ». Un journaliste a répondu « Si ». Là, on a ri. Il a mis cela sur le caractère des Finlandais, en riant jaune, et il a conclu : « Vous m’avez fait passer pour un imbécile ! ».

Je trouve que les journalistes de cette salle ont bien fait leur travail. Ils écoutent. Ils attendent. Ils répondent en un mot. J’ai connu des tribunes de presse comme ça. Elles ont disparu avec le noir et blanc.

Un silence pareil en conférence, c’est historique. Je pèse mes mots.

Nadine · la supportrice, personnage fictif

Le silence n’est pas un échec. C’est une réponse. Maintenant, il y a des jets privés, et il faut en rire. Enfin. C’est l’époque.

Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « D est la seule dépêche qui fait rire sans rien inventer côté élite : Freddy subit le bide à sa place, et Friis en sort grandi. A et C trébuchent sur des minutages fabriqués pour leur chute, et B reste trop tiède. »

FreddyLe Mister

Jacob Friis rate sa blague en conférence, Freddy teste la sienne à la causerie

Vendredi, avant Finlande-Albanie en Ligue des nations, Jacob Friis a plaisanté sur le drama Ronaldo au Portugal sans obtenir un rire. Il a ensuite accusé les journalistes de l'avoir fait passer pour un imbécile.

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef La blague rejouée au préfabriqué fait rire : le gardien qui demande ce qu'est un jet, le délégué qui le cherche dans sa farde, et le « Si » de l'arrière droit comme « première action collective réussie depuis septembre ».