Fortuna Sittard bat Excelsior 1-0, but de la tête de Rodrigo Guth dans le temps additionnel, sur un corner de Mo Ihattaren. Là, c’est historique. Je pèse mes mots. Enfin, c’est la cinquième victoire de la saison, donc historique pour la cinquième fois, mais quand même.
J’ai regardé le résumé sur mon GSM, place 14, pendant que mon beau-frère m’expliquait sur le groupe WhatsApp que ce n’était pas notre championnat. Je sais. Mais deux points du PSV, cinquième provisoire, ça se surveille. Le classement des autres, je le connais aussi à la décimale.
La NOS dit que le match était terne, « kleurloos », avec peu de temps forts. Moi j’appelle ça un match fermé. Il fait caillant fin octobre, à Sittard aussi j’imagine pour moi, hein, pas pour eux.
Et alors le moment que j’ai mis en épinglé dans le groupe : à la fin de la première mi-temps, Danny Buijs a demandé au quatrième arbitre combien de minutes de temps additionnel il y aurait. D’après la NOS, il a dit : « Aucune ? C’est le mieux qu’on puisse faire, parce que c’est vraiment le boiteux contre l’aveugle. » Un entraîneur qui ne dit pas « il y a du positif ». La conférence de presse sans langue de bois, en plein match. Ça, c’est historique. Et pour tous les entraîneurs qui me répètent depuis vingt ans que le groupe vit bien, c’est une honte. Je pèse mes mots.
Il manquait Anthony Descotte et Lequincio Zeefuik, Ihattaren a commencé sur le banc, alors que ces trois-là avaient marqué onze des seize buts avant ce match. Ole Romeny est entré à la place de Sven Simons. En face, Brandenhorst a sorti un tir d’Aymen Sliti de la main, et Irakli Yegoian, seul devant lui, a mis à côté.
Sans ses trois buteurs, il gagne sur corner. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : NOS.



