Fortuna Sittard a battu Excelsior 1-0. Un corner de Mo Ihattaren. Une tête de Rodrigo Guth. Dans le temps additionnel. J’ai lu ça à la friterie, lundi, et j’ai reposé ma fourchette.
Pas de VAR dans le récit. Pas de ligne tracée à l’écran. Un ballon qui monte, un homme qui saute. En 1980, on marquait comme ça. Je ne critique pas. Je compare.
La NOS dit que le match était terne. « Kleurloos ». Peu de temps forts. Je connais ces matchs. Anderlecht-Standard, 1976, debout sous la drache. On ne voyait pas grand-chose. On restait quand même.
Il y a autre chose. À la fin de la première mi-temps, l’entraîneur Danny Buijs a demandé au quatrième arbitre combien de minutes de temps additionnel seraient jouées. D’après la NOS, il a dit : « Aucune ? C’est le mieux qu’on puisse faire, parce que c’est vraiment le boiteux contre l’aveugle. »
Un entraîneur qui dit ce qu’il voit. Aujourd’hui, on a des cellules de communication. Lui a eu une phrase. Une seule. De mon temps, les entraîneurs parlaient ainsi, et on ne les invitait plus à la télévision.
Il manquait Anthony Descotte et Lequincio Zeefuik. Ihattaren a commencé sur le banc. Ces trois-là avaient marqué onze des seize buts du club. Ole Romeny est entré à la place de Sven Simons. Excelsior a eu sa chance : Irakli Yegoian, seul face à Mattijs Brandenhorst, a mis à côté. Justin Hubner, de la tête, a fait planer une menace.
Question bête, mais pourquoi le corner marche encore si tout le monde sait qu’il arrive ?
Parce que certaines choses ne changent pas, Louise. Fortuna est cinquième, à deux points du PSV. Avec un corner. Enfin. C’est l’époque, et pour une fois elle ressemble à l’autre.
Le fait est vrai, on a vérifié : NOS.



