Dix ans. Dix ans au maximum. Là, c’est historique, je pèse mes mots.
Roland Duchâtelet, l’ancien président du Standard, a parlé de la VAR à Sudinfo, et j’ai lu ça sur Walfoot au kicker du café, avec un cornet de frites pour le moral. Il voit beaucoup de positif dans la VAR. « Les erreurs techniques sont encore trop importantes mais le niveau de l’arbitrage est nettement meilleur qu’avant l’existence du VAR », a-t-il dit. Et il annonce que dans dix ans au maximum, elle sera dirigée par l’intelligence artificielle.
Une machine. Qui n’a pas de belle-famille. Qui ne sait pas dans quelle tribune je suis assise. Enfin quelqu’un de neutre, et ce quelqu’un est un ordinateur. Pas mal.
Parce que la VAR actuelle, elle n’a jamais sifflé pour nous. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si. Dimanche, le Standard s’est senti lésé de ne pas obtenir un penalty en fin de match contre Charleroi, et ce dimanche-là, « nous », c’était eux. Dans le groupe WhatsApp, onze messages en deux minutes. Mon beau-frère a envoyé un seul pouce. Il supporte l’autre club, il supporte aussi souvent l’arbitre.
L’IA, d’accord. Mais elle tient compte du vent ?
Donc je résume ma température. Une IA qui arbitre dans dix ans : historique. Dix ans à attendre avec la VAR d’aujourd’hui, et le débat qui revient chaque week-end en Pro League : moins historique, mais il y a du positif.
Et puis Duchâtelet a dit avoir applaudi à deux mains les règles de la dernière Coupe du monde contre les simulateurs. Là je l’applaudis aussi, à deux mains, comme lui. Sauf quand c’est notre attaquant qui tombe. Ça, ce n’est pas de la simulation, c’est de l’expression.
Maintenant, on prend match après match, hein. Il en reste à peu près dix ans.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



