Alors, tactiquement, j’ai regardé ça de près. Le coach de STVV sort de match, il perd, et au lieu de parler de réussite ou d’arbitrage, il dit que ses joueurs n’exécutent pas ce qu’il demande. Son capitaine pareil, en face, devant les caméras.
Ça, c’est un discours que je connais par cœur. La consigne donnée, le terrain où elle s’envole, et le vestiaire où tu répètes que tu l’avais posée le mardi.
Le premier but de Westerlo, il l’a raconté. La phase démarre chez le gardien, un joueur « ne fait pas le bon choix », et ça encaisse dans la foulée. C’est-à-dire que la relance est prévue, et que le mec au milieu décide tout seul de faire autre chose.
Chez moi, la relance depuis l’arrière, je la fais travailler le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Le gardien la joue court au latéral, le latéral avance de trois mètres, il ralentit, il attend. Et là, dimanche, tu en as un qui écarte en première intention sur un panneau publicitaire. Le coach a raison de ne pas lâcher.
La différence, c’est que De Meyer dit pourquoi il s’entête : « Nous devons oser jouer au football, parce que nous n’avons pas de targetspits. » Voilà. Ce n’est pas de l’obstination aveugle. Il n’a pas l’avant-centre grand format qui te permet de balancer devant et de dire que c’est un plan. Il n’a que la construction.
Et la construction, à un terrain plat près, ça demande que tout le monde exécute. Lui, il l’assume, avec les risques. Moi, mon délégué, il ne me laisse pas construire depuis l’arrière en deuxième mi-temps quand on mène d’un but et qu’il drache. Mais ça, c’est une autre causerie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.



