Thibaut Courtois a été retiré du groupe WhatsApp des Diables. Ça le fait plus rire qu’autre chose. Moi, ça ne me fait pas rire. Ça me fait penser.
En 1980, un Diable recevait une lettre. Une enveloppe, un timbre, l’en-tête de la fédération. On ne vous retirait pas d’une lettre. On la gardait dans un tiroir, et c’était la vie.
Aujourd’hui, une équipe nationale a un groupe. Courtois dit qu’il sert aux infos pratiques et aux entraînements, avec assez peu de messages. Peu de messages. C’est la seule chose qui me rassure dans cette affaire.
Le reste, je l’ai lu lundi, à la friterie. Il n’était pas à disposition de Mark van Bommel pour la Ligue des Nations. Il revient pour les qualifications de l’Euro 2028. Il dément avoir boudé faute d’une place de titulaire garantie. Il a dit, selon Walfoot : « Je ne suis jamais venu en sélection en me disant que j’allais forcément jouer. » Et il cite ses concurrents, Senne, Mike et Maarten, qui font du bon boulot. Un gardien qui nomme ses remplaçants. Ça, je l’approuve.
Il dit aussi avoir pensé peut-être arrêter après la Coupe du Monde 2026. Ce fut finalement l’un de ses tournois préférés. Je ne critique pas. Je compare : en 1980, on ne pensait pas à arrêter. On ne pensait pas beaucoup, d’ailleurs. On jouait.
Marcel, tu veux que je t’ajoute aux Diables du dimanche ?
Non. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




