Thibaut Courtois a été retiré du groupe WhatsApp des Diables. Retiré. D’un groupe. Là, c’est une honte. Je pèse mes mots. Et puis j’ai lu la suite dans Walfoot, au kicker du café, et il dit que ça le fait plus rire qu’autre chose. Alors là, c’est historique. Un Diable qui rit d’un groupe WhatsApp, moi je n’ai jamais vu ça.
Parce que je sais de quoi je parle. J’administre « Les Diables du dimanche », douze membres, dont mon beau-frère qui supporte l’autre club. Chez nous, retirer quelqu’un, c’est une affaire d’État. On en parle trois semaines. Lui, il en rit. Il explique que le groupe sert surtout aux informations pratiques et aux entraînements : « C’est un groupe plus pour les infos pratiques, les entraînements,…Il y a assez peu de messages dessus. » Assez peu de messages. Je relis ça et je regarde mon GSM, qui affiche cent trente-deux non lus depuis ce matin. On n’a pas le même groupe, hein.
Le reste, je le prends au thermomètre. Il dément avoir boudé parce qu’on ne pouvait pas lui garantir la place de titulaire. Il a dit, selon Walfoot : « Personne ne doit rien me promettre, Senne, Mike et Maarten font du bon boulot ». Un gardien qui cite trois concurrents par leur prénom. Historique. Enfin, pas mal.
Et il dit avoir pensé peut-être arrêter les Diables après la Coupe du Monde 2026, pour finalement en faire l’un de ses tournois préférés. Il revient pour les qualifications de l’Euro 2028, avec Mark van Bommel. Honte le matin, historique le soir : ma journée type.
Question bête, mais si on le remet dans le groupe, il reçoit les cent trente-deux messages d’avant ?
Non. Chez nous, si. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




