Alors, tactiquement, Anderlecht a battu Salzbourg 2-0 jeudi, au Lotto Park, en Europa League. Marten Winkler a fermé le match à la 90e. Mais moi, ce que j’ai regardé, c’est la fin, à 1-0, quand Colin Coosemans a repoussé une tentative de Salzbourg avec le visage.
Vitor Bruno a dit à Voetbalkrant : « Cet arrêt représente beaucoup de ce que nous avons montré aujourd’hui ». Je suis d’accord avec mon collègue. Un bloc qui tient, un gardien qui met tout ce qu’il a. Le collectif, quoi.
Vendredi, j’ai ouvert ma farde à la buvette, avec ma jatte de café, et j’ai écrit en haut de la page du mardi : « engagement ». Puis j’ai barré. Parce que chez nous, le gardien, il doit déjà gérer le terrain 2, la pente vers le parking et le soleil dans les yeux en deuxième mi-temps. Lui demander en plus de mettre la tête, ça fait beaucoup pour un dimanche à trois heures. À un terrain plat près, hein, on ferait la même chose.
Coosemans, lui, a été lucide. Il est surtout content de la première mi-temps, et il trouve qu’Anderlecht aurait pu plier le match plus tôt. Ça, je le dis à mes joueurs toutes les semaines. Ils me répondent qu’il drachait.
Et puis il a parlé de continuité : « Nous devons assurer de la continuité. Ce n’est pas parce que vous gagnez deux matches que tout est soudainement parfait. » Deux victoires d’affilée après des semaines où on parlait de crise. Moi, deux victoires d’affilée, je ferais imprimer des affiches pour la buvette. Lui, il calme. C’est ça, le haut niveau.
Question bête, mais un arrêt avec le visage, ça s’entraîne ? J’ai cherché dans les manuels, il n’y a pas de chapitre.
Il n’y a pas de chapitre, Louise. Il y a le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Dimanche, Anderlecht va à Bruges.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



