Anderlecht a battu Salzbourg 2-0, jeudi soir, au Lotto Park. Quatrième journée d’Europa League, Marten Winkler qui scelle le score à la 90e minute, deux victoires d’affilée. Historique. Je pèse mes mots.
Et puis j’ai lu Colin Coosemans sur Walfoot, au kicker du café, vendredi. On lui a parlé de la crise. Il a répondu avec le sourire : « Peut-être que, selon les médias, maintenant, nous sommes la meilleure équipe du pays ». J’ai posé mon café. Parce que les médias, c’est un peu moi aussi.
J’ai ouvert le groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche ». J’ai remonté. Il y a trois semaines, j’avais écrit le mot crise, en majuscules, avec trois points d’exclamation. Jeudi à 22 h, j’avais écrit « on est de retour ». Les deux messages sont de moi. Mon beau-frère a répondu aux deux avec le même pouce. Là, c’est une honte, et c’est la mienne. Je pèse mes mots.
Le gardien a aussi repoussé une tentative de Salzbourg avec le visage, à 1-0 en fin de match. Vitor Bruno a dit à Voetbalkrant : « Cet arrêt représente beaucoup de ce que nous avons montré aujourd’hui ». Moi, l’arrêt, je l’ai revu quatre fois. Historique, quoi. Enfin, pas mal.
Le plus dur, c’est la suite. Coosemans a dit : « Nous devons assurer de la continuité. Ce n’est pas parce que vous gagnez deux matches que tout est soudainement parfait. » Un joueur qui calme le thermomètre à ma place. J’ai trouvé ça vexant, puis juste.
Deux victoires et la crise est finie. En 1980, une crise durait au moins une saison. On avait le temps de la connaître.
Dimanche, Anderlecht va à Bruges. J’ai déjà préparé deux messages pour le groupe. Je n’enverrai que l’un des deux. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



