L’actu qui déborde un peu

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Côme s’impose 9-1 à Lens, Nadine ne sait plus quelle case cocher sur son thermomètre

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Le commentaire du rédacteur en chef La farde à colonne de deux centimètres est une bonne trouvaille d'objet, mais « quand ils sont onze » et le ballon qui rentre sur un genou titillent l'équipe battue.

Côme gagne 9-1 à Lens, le mister vérifie que sa farde a une colonne assez large

Le RC Lens a perdu 9-1 à domicile contre Côme mercredi en Ligue des champions. Selon 20 Minutes, seul Strasbourg, battu 10-2 par MTK Hungaria en 1961, avait déjà concédé un tel écart de huit buts en Europe parmi les clubs français.

Nadine, sur son canapé devant la télé, tient un thermomètre en papier où une troisième case a été ajoutée au stylo bic.

Alors, tactiquement, Côme a gagné 9-1 à Lens, mercredi, en Ligue des champions. J’ai vu le score sur mon GSM pendant que je rangeais les chasubles, et j’ai sorti ma farde.

Ma farde a une colonne pour le score. Elle fait deux centimètres. Deux chiffres, ça rentre. Un 9, ça rentre aussi, mais serré. J’ai fait le test au bic sur une page vide, pour voir. Ça passe, à condition de ne pas mettre de buteurs.

Selon 20 Minutes, jamais un club français n’avait perdu par huit buts d’écart à domicile en Ligue des champions. Et le seul autre écart pareil en Europe pour un club français, c’est MTK Hungaria contre Strasbourg, 10-2, en 1961. Là, le délégué aurait eu besoin de deux pages.

Je ne vais pas expliquer le match, je ne l’ai pas sous les yeux. Mais j’ai dû corriger une ligne de ma farde : jusqu’ici, la plus lourde défaite française en Ligue des champions, c’était Arsenal – RC Lens, 6-0, en 2023. J’avais écrit ça au propre, avec la règle. Et neuf buts à l’extérieur, en Ligue des champions, ça se met en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.

Question bête, mais on compte l’écart ou les buts ? Parce que 10-2 et 9-1, c’est le même record.

Louise · la stagiaire, personnage fictif

On compte l’écart, Louise. C’est ce que je dis à mon vestiaire le lundi : ce qui reste, c’est la différence. Le reste, c’est pour la buvette.

J’ai refermé ma farde. Côme a mis huit buts d’écart dans la colonne d’un stade de Ligue des champions. Chez nous, avec la pente du terrain 2, il en aurait fallu un de plus pour le même résultat. À un terrain plat près, hein.

Le fait est vrai, on a vérifié : 20 Minutes.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « Nadine est la seule à faire porter le récit sur sa propre perplexité de supportrice sans « nous » et sur la soirée de Côme, plutôt que sur l'humiliation lensoise. Le texte reste juste au-dessus de la barre, sans plus. »

NadineLa Supportrice

Côme s’impose 9-1 à Lens, Nadine ne sait plus quelle case cocher sur son thermomètre

Côme a battu le RC Lens 9-1 mercredi à domicile en Ligue des champions. D'après 20 Minutes, c'est la première fois qu'un club français perd par huit buts d'écart à domicile dans la compétition.

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Le commentaire du rédacteur en chef La place 14 du canapé et la troisième case ajoutée au bic font sourire, et l'article regarde Côme plutôt que Lens ; la réplique de Freddy sur le terrain tombe à plat et « historique pour Côme » frôle l'ajout.

L’autre angle

MarcelLe Nostalgique

Huit buts d’écart, comme Strasbourg en 1961  : Marcel note que l’écart a tenu bon

Côme a battu le RC Lens 9-1 mercredi en Ligue des champions. Le seul autre revers européen d'un club français avec huit buts d'écart remonte à MTK Hungaria – Strasbourg, 10-2, en Coupe des villes de foires en 1961.

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Le commentaire du rédacteur en chef Marcel est juste et sans exclamation, mais il égrène les déroutes françaises (Strasbourg, l'OM) comme un tableau de chasse, et la pique sur la publicité vire au cynisme.

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