Un gamin de 19 ans qui marque en fin de match et qui dit qu’il est à 70 %. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Il s’appelle Alphadjo Cisse, il est ailier à Milan, et il a donné la victoire 1-0 à l’Italie U21 en Arménie. Sur Rai Sport, il a dit qu’il n’avait montré que 70 % de ses capacités et qu’il savait pouvoir faire beaucoup mieux. Je l’ai lu au kicker du café et j’ai posé ma jatte.
Parce que moi, j’ai un problème de thermomètre. Il a deux positions, historique et honte. Et ce garçon m’en apporte une troisième : septante pour cent. Je ne sais pas où la mettre. J’ai mis l’info dans le groupe WhatsApp des Diables du dimanche, onze personnes ont répondu « et donc ? ». Mon beau-frère a répondu qu’il était à 40 % depuis 1998.
Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si, je suis supportrice de tout le monde ce soir. Il a marqué pour ses débuts en Serie A sous Ruben Amorim, il a deux buts en quatre apparitions en championnat, une première titularisation en Europa League. Et selon Football Italia, des supporters disaient qu’il aurait pu ou dû être dans le groupe de Roberto Mancini. Je les comprends. On parle comme ça chez nous aussi, à la mi-temps, avec un cornet.
Septante pour cent, c’est déjà plus que mon ailier gauche en novembre.
Maintenant, la suite. Lundi, la Pologne, leader. Il faut gagner par deux buts d’écart pour finir premier et aller directement au Championnat d’Europe espoirs. S’il passe à cent pour cent ce jour-là, c’est historique. S’il reste à septante et qu’on gagne 1-0, c’est une honte. Enfin, pas mal. Maintenant, on prend match après match.
Le fait est vrai, on a vérifié : Football Italia.



