Cinq minutes. Le match Belgique-France devait commencer à 20h45 au Stade Roi Baudouin, il a démarré vers 20h50. Les chaussettes des joueurs français ne tenaient pas bien et provoquaient de l’inconfort.
Selon TF1, relayé par RMC, un préposé a dû retourner chercher des chaussettes plus adaptées dans le stock. Les joueurs belges ont patienté dans les travées en attendant les Bleus.
Nadine, tribune 2, place 14, a suivi l’attente depuis son canapé, GSM en main. Le groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche » a reçu onze messages en cinq minutes. Dix étaient d’elle.
Nos Diables, prêts, dans le couloir, pendant que les autres cherchent leurs chaussettes. Ça, c’est historique. Je pèse mes mots. On était là à l’heure, nous. Et puis j’ai réfléchi : on les laisse attendre debout dans un couloir, nos joueurs, cinq minutes, sans rien faire, juste avant un match comme ça. C’est une honte. Je pèse mes mots. Mon beau-frère dit que c’est un détail. C’est un signe. Un signe de quoi, je ne sais pas encore. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Elle a retrouvé un autre élément que le noyau mentionne : lors d’un précédent match en Turquie, Zinedine Zidane avait pris du retard et manqué le début de La Marseillaise. Pour Nadine, cela fait une série. Deux, c’est déjà une série, chez elle.
Cinq minutes pour des chaussettes. Je ne critique pas. Je compare.
Le thermomètre de Nadine est resté bloqué sur les deux graduations en même temps, entre 20h45 et 20h50. Il n’en a pas d’autre. Elle a conclu son dernier message au groupe par le seul verdict qu’elle s’autorise : maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




