Question bête, mais un carton, ce n’est pas déjà un objet très simple ? Un rectangle. Une couleur. On le lève, tout le monde comprend. J’ai noté ça dans mon carnet, onglet « Règles qui marchent », et puis j’ai lu la NOS.
Pendant le match de Coupe d’Uruguay entre Nacional et Rentistas, l’arbitre Eduardo Varela a montré les cartons jaunes et rouges sur un appareil numérique. Il a le format d’un smartphone. Après un peu plus d’une heure de jeu, l’attaquant Nahuel Gelos est devenu le premier joueur exclu avec un carton rouge numérique. Premier de l’histoire. Il y a donc eu, dans le monde, un moment où un carton rouge a été une première fois un écran.
L’appareil fait plus que montrer une couleur. L’arbitre peut y noter les remplacements, les buts et les penaltys, et suivre qui a reçu un carton. Tout arrive immédiatement dans les systèmes numériques de la fédération uruguayenne. Ça, j’avoue, c’est très bien. Au basket, les fautes sont comptées à la table de marque, j’ai regardé, et personne ne doit les tenir à bout de bras.
Ensuite, j’ai trouvé l’onglet « Imprévus ». La fédération teste l’appareil en coupe, et pendant Defensor Sporting-Plaza Colonia, le test a dû être interrompu : la lumière du soleil empêchait les spectateurs de voir la couleur du carton. Le carton en carton, lui, n’avait jamais eu ce problème. J’ai ajouté une ligne dans l’onglet : « Prévoir le soleil. »
Selon la NOS, Diego de la Pena a déclaré : « C’est un projet qui est encore perfectible. » Et aussi : « En direct, ça avait l’air bien mieux qu’à la télévision. Le défi qui nous attend maintenant, c’est de l’améliorer pour tout le public. » J’ai souligné « tout le public » deux fois.
Le carton n’a jamais eu besoin d’une prise.
Le développeur, REFe, travaille avec la fédération uruguayenne depuis quelques années et espère que la CONMEBOL, puis la FIFA, l’adopteront. Il me reste une question pour mon carnet : est-ce qu’on peut exclure un joueur en mode avion ? Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : NOS.




