Alors, tactiquement, l’information qui m’intéresse n’est pas le carton. C’est tout le reste. En Coupe d’Uruguay, pendant Nacional-Rentistas, l’arbitre Eduardo Varela avait un appareil numérique au format smartphone. Il y montrait les cartons jaunes et rouges. Il pouvait aussi y noter les remplacements, les buts et les penaltys, et suivre qui avait pris un carton. Tout arrivait tout de suite dans les systèmes de la fédération uruguayenne.
J’ai lu ça dans la NOS, assis sur le banc, essuie sur les genoux. Chez nous, ce système existe. Il s’appelle le délégué. Il a une farde, un bic qui marche une semaine sur deux, et il transmet les infos à la fédération quand il retrouve la feuille, généralement dans la poche de son training du dimanche d’avant.
Après un peu plus d’une heure, l’attaquant Nahuel Gelos a été le premier joueur exclu avec un carton rouge numérique. Moi, j’ai eu des exclus au carton plié en quatre, au carton mouillé, une fois au carton jaune de l’autre poche, et l’arbitre a dû recommencer. Je l’ai vouvoyé pendant toute la discussion.
Il y a un souci, et je le connais. Pendant Defensor Sporting-Plaza Colonia, le test a dû être interrompu : la lumière du soleil empêchait les spectateurs de voir la couleur du carton. Sur mon terrain 2, le soleil se couche pile dans l’axe à quatre heures en novembre. On ne voit déjà pas le ballon. Un écran, je n’ose pas imaginer.
Si on ne voit pas la couleur, on peut contester les deux. Je pèse mes mots.
Selon la NOS, Diego de la Pena a dit : « C’est un projet qui est encore perfectible. » C’est ce que je dis de mon bloc médian depuis trois saisons.
Le développeur, REFe, bosse avec la fédération uruguayenne depuis quelques années et espère que la CONMEBOL puis la FIFA l’adopteront. Moi, je propose un essai chez nous, à condition qu’il tienne la batterie jusqu’au cornet de frites de la troisième mi-temps. À un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : NOS.




