Bruges a gagné 1-4 contre La Louvière, samedi soir. L’an dernier, La Louvière avait gagné deux fois. Le football rend ce qu’il prend. Lentement.
Vetlesen sur phase arrêtée, après une déviation de Vanaken. Virgili à la 34e. Tresoldi sur penalty, juste avant la pause. Trois-zéro en deuxième mi-temps. Puis Nolan Gillot frappe, et c’est beau, et c’est 1-3. J’ai lu le résumé à la friterie, lundi, dans mon hebdomadaire. Le score n’avait pas changé.
Ensuite l’arbitre a sifflé penalty pour La Louvière, un contact entre Spileers et Isah. Il a consulté la VAR. Il a annulé. Un penalty qui existe, puis qui n’existe plus. En 1980, quand l’arbitre montrait le point, on allait au point. La VAR n’est pas un progrès, c’est un aveu.
Ivan Leko a parlé à Sporza. Il a trouvé les 50 à 55 premières minutes très bonnes, jusqu’au 3-0 et aux remplacements de Forbs et Sabbe. Après, son équipe est devenue, je traduis fidèlement, « un petit peu nonchalante ou un petit peu arrogante ». Il demande de viser 0-5 ou 0-6 à 0-3. Et il a dit : « Quand tu es au sommet, quand tu joues au plus haut niveau et que tout va bien, alors tu dois justement être humble et reconnaissant, travailler dur et ne pas penser que tu es Messi. »
Je n’ai rien à redire. Un entraîneur qui demande l’humilité après un 1-4. De mon temps, on n’avait pas besoin de la demander. On n’avait pas de quoi être arrogant. Les maillots grattaient, le terrain était boueux, Messi n’était pas né.
Question bête, mais en 1980, qui pensait qu’il était Messi ?
Personne, Louise. C’est bien ce que je dis. Bruges va maintenant à l’Inter Milan. Je ne critique pas. Je compare. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.




