Alors, tactiquement, Bruges a gagné 1-4 à l’Easi Arena contre La Louvière, samedi soir. Vetlesen sur une phase arrêtée après une déviation de Vanaken, Virgili à la 34e, Tresoldi sur penalty à la 45+1, juste avant la pause. En deuxième mi-temps, c’est 0-3. Moi, à 0-3, je plie mon essuie sur le banc et je ne dis plus rien. Leko, lui, a attendu la fin pour parler.
J’ai lu ce qu’il a dit à Sporza, le dimanche soir, avec ma farde ouverte sur la table de la cuisine. Il a trouvé les 50 à 55 premières minutes « vraiment très bonnes », jusqu’au 3-0 et aux remplacements de Carlos Forbs et Kyriani Sabbe. Ensuite, selon lui, son équipe est devenue « un petit peu nonchalante ou un petit peu arrogante ». Et il a ajouté : « Et alors une seule action peut faire basculer un match. »
Sur le terrain, Nolan Gillot a ramené La Louvière à 1-3 d’une frappe sublime. Bruges a repris le dessus tout de suite et c’est fini à 1-4. Après le 1-3, un penalty accordé à La Louvière pour un contact entre Spileers et Isah a aussi été annulé après la VAR. Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de VAR : il a le délégué, et le délégué ne revient jamais sur rien.
Leko demande à ses joueurs de viser 0-5 ou 0-6 quand ils mènent 0-3. Je le dis depuis des années. À 3-0, chez nous, le numéro 9 demande à sortir parce que sa compagne attend au parking. Mes deux derniers changements, c’est pour aller chercher les enfants. Le 0-6, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Et il y a cette phrase, que je vais punaiser dans le vestiaire préfabriqué : quand tout va bien, il faut être « humble et reconnaissant, travailler dur et ne pas penser que tu es Messi ». J’ai un arrière gauche qui le pense depuis un but en 2019, sur le terrain 2, en descente. À un terrain plat près, hein, c’est le même discours.
Gagner 1-4 et se faire gronder, c’est historique. Je pèse mes mots.
Bruges part maintenant à l’Inter Milan. J’espère pour eux que le terrain est plat.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.




