Trois vainqueurs. Un trophée.
Lundi, quelques heures avant la cérémonie au London Palladium, trois articles sont apparus en ligne. Harry Kane avait gagné. Lamine Yamal avait gagné. Kylian Mbappé avait gagné. Puis plus personne n’avait gagné. Selon Walfoot, c’était le site officiel du Ballon d’Or. Selon HLN, celui de France Football, l’organisateur. Les deux journaux ne sont même pas d’accord sur l’endroit de la faute.
On m’explique que ces articles sont préparés à l’avance, pour que le bon vainqueur soit en ligne au moment de l’annonce. Walfoot et HLN le disent tous les deux. Je ne critique pas. Je compare. De mon temps, le vainqueur, on l’apprenait dans l’hebdomadaire. Une fois. Imprimé. On ne pouvait pas le retirer, alors on ne l’écrivait pas avant.
Un des titres disait : « Harry Kane remporte le Ballon d’Or 2026 : voici ses buts les plus spectaculaires et importants cette année ». C’est un titre très long pour une chose qui n’était pas arrivée.
Romain Molina a dit : « Soit c’est une erreur, soit c’est un timing raté mais dans tous les cas, c’est le site officiel… » Il laisse trois points. J’aurais mis un point. Un seul suffit.
Et le classement, lui, sortait au compte-gouttes toute la journée, selon Walfoot par L’Equipe, co-organisateur et sponsor. Une cérémonie le soir, et le classement l’après-midi. On garde la fin pour la fin, et on donne le reste avant. En 1980, ça ne serait jamais arrivé.
Chez les femmes, Tessa Wullaert, une des trente nominées, termine 19e. La lauréate était annoncée à partir de 21h. À 21h, je dors.
Trois compos dans la farde, Marcel, c’est de la préparation.
Lundi prochain, à la friterie, je lirai mon hebdomadaire. Il n’aura qu’un nom. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



