Alors, tactiquement, je connais. Anderlecht est allé à Zagreb avec une équipe expérimentale, et HLN écrit que la semaine de Vítor Bruno tournait autour de dimanche, Beerschot au Kiel, en seizièmes de Croky Cup. Le jeudi pour essayer, le dimanche pour compter. Moi, c’est le match amical de septembre contre la réserve du village d’à côté. Même principe, autre éclairage.
Kaïs Barry à l’arrière droit à la place d’Ali Maamar. Mario Stroeykens titulaire pour la première fois depuis six mois. J’ai sorti ma farde et j’ai fait pareil sur papier : mon stoppeur à droite, mon numéro dix qui revenait de six mois de ramassage de cônes. Résultat chez moi, inconnu, on n’a pas joué. Résultat chez eux : 1-0 pour le Dinamo.
Parce que l’expérience a tenu longtemps. Deux barres dans la même action, Cvetkovic puis Reabciuk via le gardien Kotarski. Kotarski encore devant Degreef, Winkler et Aasgaard. Et Barry, mon stoppeur imaginaire, qui sauve d’un tacle ultime devant Hoxha dix minutes avant la fin. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Puis la 93e. Oleg Reabciuk, qui débutait, touche de la main dans sa surface, la VAR intervient, penalty. Dion Beljo tire au centre, Colin Coosemans plonge sur un côté. Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de VAR : il a le délégué, et le délégué ne regarde jamais la 93e, il range les maillots.
Une équipe d’essai en coupe d’Europe. En 1980, on essayait le mardi soir, à l’entraînement. Je ne critique pas. Je compare.
Léo Pétrot a dit à HLN que c’est frustrant, surtout parce que le penalty tombe si tard. J’ai la même phrase dans ma farde, page des défaites, au crayon. Zéro sur six, et Jagiellonia Bialystok la semaine prochaine. Moi, dimanche, j’aligne l’équipe type.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




