Question bête, mais à quoi sert l’engagement ?
Je pose la question à cause d’un match en Suède, entre l’AIK Stockholm et Brommapojkarna. Le score final est 5-6. Ce n’est pas le score qui m’a arrêtée, ni les onze buts en seconde période après un 0-0 à la pause. C’est la 98e minute. L’AIK marque le 5-5, après avoir été mené 5-1 à la 70e. Et sur la mise en jeu suivante, Brommapojkarna marque : un centre d’Oliver Zanden, une reprise de Mads Hansen, 5-6 à la 99e.
J’ai ouvert l’onglet « règles » de mon carnet. On m’a expliqué qu’après un but, l’équipe qui vient de l’encaisser remet le ballon au centre. Une sorte de compensation, si j’ai bien compris. Tu as pris un but, tiens, le ballon, recommence.
Au basket, ça existe, mais on remet depuis la ligne de fond, et ça arrive cent fois par match, donc personne n’en fait un cadeau. Ici, on m’a dit que l’engagement était un moment calme. Un moment où on se replace. Brommapojkarna, lui, l’a pris comme une attaque.
Ce qui m’intéresse, c’est l’ordre. L’AIK a mis quatre buts pour revenir de 5-1 à 5-5. Il a fallu une minute à peine pour que ça redevienne 5-6. On m’explique que c’est comme ça depuis toujours, d’accord, mais encore ? J’ai demandé à Freddy, qui entraîne le dimanche, combien de temps il faut pour se remettre en place après un but.
Chez moi, le temps qu’on arrête de se congratuler et qu’on retrouve le gardien, l’arbitre a déjà regardé sa montre trois fois. En Suède, ils sont plus rapides. À un terrain plat près, hein.
Donc j’ai noté : l’engagement n’est pas une pause. C’est une action comme une autre, juste avec plus de gens qui ne regardent pas. Le défenseur Simon Strand avait ouvert le score à la 48e, et ce soir-là, personne n’a eu le temps de s’asseoir.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.



