Alors, tactiquement, il faut regarder la scène dans l’ordre. En mai, le Bayern fête son titre. Les joueurs soulèvent le trophée à tour de rôle. Et Michael Olise, à l’arrière, joue aux échecs sur son téléphone. C’est HLN qui le raconte, et je l’ai relu deux fois, assis sur le banc du terrain 2, l’essuie sur les genoux.
Moi, je suis un homme de terrain. Quand un joueur de Vincent Kompany fait quelque chose, je ne juge pas : je teste. Kompany l’a voulu à Munich, il l’a fait venir de Crystal Palace à l’été 2024, et selon HLN il parle de sa discipline, de son travail, de son respect. Donc il y a une méthode. Je la cherche.
Dimanche, on a gagné à domicile. Pas un titre, trois points. Mais dans le vestiaire préfabriqué, j’ai donné une consigne : ceux qui le veulent sortent le GSM pendant la célébration. Pour la concentration. Le gardien a sorti le sien pour filmer. Notre numéro 8 a ouvert une partie d’échecs, a perdu le cavalier en deux coups et a demandé un changement. Je n’en avais plus : j’avais fait les cinq, dont deux pour aller chercher les enfants.
Le délégué n’a pas suivi le plan. Il a sorti sa farde et noté « téléphone en célébration » dans la case des avertissements. Il n’y a pas de case pour ça. Il l’a dessinée.
Question bête, mais aux échecs, quand on gagne, on soulève quoi ? J’ai vérifié : rien. On serre la main et on range les pièces.
Mon analyse, c’est que la célébration est un temps faible. Tout le monde regarde le trophée, personne ne surveille la profondeur. Lui, il reste en bloc, il réfléchit trois coups à l’avance. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Le bilan de l’expérience est mitigé. On a fêté la victoire à moitié, la jatte de café est restée froide, et le numéro 8 veut une revanche contre l’application. Je reconnais que le Bayern a un trophée de plus que nous pour s’entraîner. À un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.






