Michael Olise gagne 13,5 millions d’euros bruts par an au Bayern Munich. Harry Kane en gagne 25. Le Bayern propose de les mettre au même niveau. C’est dans HLN. Je l’ai lu à la friterie, le lundi, deux fois, pour vérifier que les chiffres n’avaient pas changé.
Le contrat actuel court jusqu’au 30 juin 2029. Le club veut le remplacer le 1er juillet 2027 par un autre. Cinq saisons. Jusqu’au 30 juin 2032.
En 2032, j’aurai septante-sept ans. Je compte à voix haute, à la friterie, c’est ainsi que je retiens.
Il y a un temps où un contrat se signait pour qu’on le respecte. Aujourd’hui on le signe pour en signer un autre avant la fin. Je ne critique pas. Je compare.
Il y a aussi la clause. Selon des médias allemands, Olise serait enclin à accepter si son contrat comporte une clause de transfert fixée à 200 millions d’euros. C’est un « serait ». J’ai appris à respecter le conditionnel. Il dure souvent plus longtemps que les contrats.
Cet été, le PSG, Liverpool et le Real Madrid ont contacté son agent, Glen Tweneboah, pour savoir si le joueur était ouvert à un transfert. Trois clubs, une question. En 1980, on ne demandait pas à un joueur s’il était ouvert. On demandait au président. Le joueur l’apprenait en lisant l’hebdomadaire.
Deux cents millions, là, c’est historique. Je pèse mes mots. Enfin, c’est le prix d’un joueur que Kompany a voulu, alors c’est aussi un peu belge.
Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre l’idée qu’un contrat de 2029 doit déjà être remplacé en 2027. Le joueur, lui, ne donne pas d’interview. C’est la seule chose qui n’a pas changé depuis mon époque, et c’est lui qui la garde.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



