Alors, tactiquement, j’ai lu l’analyse de Frank Boeckx dans HLN, avec ma farde de compositions ouverte sur la table de la cuisine. Anderlecht affronte Club Bruges dimanche, et il propose un marquage individuel dans l’entrejeu pour couper l’approvisionnement des attaquants brugeois. Sa phrase, à HLN : « Kana doit suivre Vanaken partout, au besoin jusqu’aux toilettes. »
Jusqu’aux toilettes. J’ai posé mon bic.
Chez moi, les toilettes du vestiaire préfabriqué ne ferment plus depuis deux saisons. Un marquage là-dedans, je ne le conseille pas. Mais sur le fond, je suis d’accord avec lui. Le marquage individuel, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Le reste, je l’ai recopié. Boeckx garde la défense : Ali Maamar, Giulian Biancone, Léo Pétrot et Ludwig Augustinsson. Au milieu, Marco Kana, Ilias Koutsoupias et Mario Stroeykens, les taux de passes les plus élevés parmi les milieux du noyau d’Anderlecht : 90,6 %, 88,7 % et 88,8 %. Stroeykens n’a joué que 197 minutes en championnat. Devant, Lukas Ambros à gauche, Mihajlo Cvetkovic à droite, Tawfik Bentayeb en pointe. Cvetkovic a marqué six fois, Bentayeb trois, et Ambros est celui qui a créé le plus d’occasions.
Et le détail qui m’a fait relever la tête : Club Bruges crée le plus d’occasions du championnat, mais très peu en transition. Presque tout vient de sa propre construction. Donc on coupe le milieu. C’est exactement ce que je dis à mon numéro 6 quand l’adversaire a un bon gaucher. Lui me répond qu’il doit partir à 16 h 30 pour la fête de sa fille.
D’après MyGamePlan, aucune équipe ne concède moins d’expected goals par match qu’Anderlecht. Moi, je n’ai pas MyGamePlan. J’ai le délégué, qui compte les ballons perdus sur le dos d’un sous-bock. À un terrain plat près, hein, c’est le même travail.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.







