Alors, tactiquement. Anderlecht a gagné 4-1, et les quatre buteurs n’avaient pas encore marqué en championnat. Moi, quand un gars marque pour la première fois, on paie le cornet de frites pour le collectif. Quatre d’un coup, la buvette aurait financé le mercato.
Vitor Bruno avait été critiqué par son CEO Kenneth Bornauw, son propriétaire Marc Coucke et les médias. Coucke a déclaré : « Notre coach manque d’expérience ». Bornauw, selon une question posée à Bruno après le match, trouve qu’il a compliqué les choses en mettant Mario Stroeykens à une position qui n’est pas la sienne.
J’ai ouvert ma farde. Mettre un gars à un poste qui n’est pas le sien, je le fais tous les dimanches. Enfin, quand ils sont onze. Bruno, lui, a répondu qu’il respectait l’opinion, qu’il ne critiquait pas les opinions, puis il a salué Stroeykens, qui a continué à travailler après ses erreurs de début de saison et a fait un bon match. Ça, c’est un mister.
Et puis : « Mes parents et surtout mon père m’ont appris de résoudre des problèmes en famille, en interne. Ne comptez pas sur moi pour faire un show en public. Je ne le ferai pas. » En interne, chez moi, c’est le vestiaire préfabriqué, porte fermée, le délégué assis sur la farde. Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de VAR : il a le délégué.
Sur le pressing, le coach de Westerlo regrette, selon la question posée à Bruno, qu’Anderlecht n’ait pas pressé haut comme d’habitude. Bruno dit qu’ils se sont un peu adaptés sans changer d’identité, qu’ils ont joué très haut en seconde mi-temps et tiré 20 fois. Adapter sans changer d’identité, c’est mon 4-4-2 sur le terrain 2 : en pente, mais toujours un 4-4-2.
La différence avec Gand, où Anderlecht avait pris une leçon d’efficacité selon la question, il l’appelle l’efficacité. Vingt tirs, quatre buts. À un terrain plat près, hein.
Il ne fait pas de show. Je note. C’est devenu rare.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




